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Amsud2013

Suivez-moi pendant quelques mois en Amérique du Sud!

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Torres del Paine, J4, Las Torres

Le réveil sonne, comme prévu, à 4h. Je me réveille, bien reposé. Je ne sais pas trop comment mais, malgré les conditions, j'ai plutôt bien dormi.

Je tends l'oreille, aucun bruit. C'est bon signe, il ne pleut plus. J'emballe mes affaires dans des sacs plastiques, enroule duvet et matelas, replie la tente, et enfourne le tout dans le sac. Tout est pourri, trempé, mais au moins tout sera prêt pour le retour.

Et c'est parti pour l'ascension vers les Torres. Les étoiles sont invisibles, masquées par les nuages, mais tant pis. "C'est ça la Patagonie", disait le type, en parlant des brusques changements météorologiques, permettant de goutter aux quatre saisons au cours d'une même journée. Peut être qu'une fois là-haut, le temps se sera amélioré. Nous partons donc sous un climat que l'on pourrait qualifier d'automnal. Équipés de lampes frontales, Dirk et moi partons donc en direction des nuages.

Le sentier serpente à travers la forêt, monte, descend, enjambe troncs et ruisseaux. Des ponts de rondins nous permettent de passer quelques torrents.

En dehors du rugissement des torrents, la forêt est calme et silencieuse. Seules quelques rafales de vent viennent troubler cette quiétude. Je m'imagine quelque puma nous observant, furtif, tapis dans les sous-bois. Mais rien ne vint troubler notre progression et nous arrivons sains et saufs à lisière de la forêt, pour la dernière partie de l'ascension. Nous nous retrouvons maintenant en contrebas d'un immense champ de roches. Certaines sont de tailles moyennes. Nous gravissons la pente en les enjambant comme autant de marches d'un escalier anarchique. D'autres sont en fait d'énormes rochers, sur lesquels d'autres blocs plus modestes s'amoncèlent. Leur équilibre semble assez précaire, malgré tout le chemin, indiqué par des pieux de bois encastrés ça et là entre les pierres, nous fait passer au pied de ces menaçant totems!

Après une petite heure d'escalade, nous arrivons enfin au sommet.

Comme on s'y attendait, les Torres sont masquées par les nuages, enchevêtrés entre les sommets. Le paysage est tout de même assez majestueux. Nous nous trouvons d'un côté encerclés de montagnes, dont on devine les sommets verticaux, dressés à quelques centaines de mètres au dessus de nos têtes. A leurs pieds un petit lac. Nous nous trouvons à la même altitude que la limite des neiges éternelles. De l'autre côté, la vallée, la forêt que nous venons de traverser, le champ de roches à nos pieds, et au loin le lac Pehoe, derrière lequel le Soleil commence à se lever, émettant de superbes lueurs rougeâtres.

Lorsqu'il fait beau, les rayons du Soleil, rasants, filtrés par l'atmosphère, baignent les Torres de couleurs rouges, oranges, roses. Malheureusement, aujourd'hui, ce sont les nuages de pluie qui viennent bientôt filtrer les rayons de notre étoile. Nous nous contenterons de notre imagination, inspirée par les centaines de cartes postales, posters, prospectus, etc, disponibles en masses aux entrées du parc, à des prix ignorant toute concurrence!

La neige commence à tomber. Voilà pour l'hiver! Nous attaquons donc la descente et le retour au refuge. Nous ne regrettons pas notre réveil plus que matinal. La randonnée nocturne en forêt, et l'ascension du champ de roches aux premières lueurs du jour, firent de cette expédition une expérience inoubliable.

Nous rentrons donc au camping, sous ce qui était plus haut de la neige, et qui, plus bas, s'est bien sûr transformé... en pluie. Retour de l'automne. Nous récupérons nos affaires, et entamons le retour aux portes du parc. La rotation des saisons accompagne celle des aiguilles du cadran, et le reste de la marche s'effectue au printemps, sous le Soleil, comme pour nous laisser sur une bonne impression.

Pour la petite anecdote, sachez que mon bus, le seul des quatre compagnies qui assurent la liaison entre le parc et Puerto Natales, est évidemment arrivé avec trois heures de retard. Ce qui m'a permis d'admirer, au loin, les Torres maintenant complètement découvertes, me nargant de toute leur hauteur. Tout ça sous un Soleil de plomb. L'été patagon.

Et voilà, c'est ça la Patagonie!

Quentin, le 17 février, à Puerto Natales

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Torres del Paine, J4, Las Torres
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B
Dommage que le temps n'en faisait qu'à sa tête mais les photos font apparaître la splendeur d'un tel environnement hors du commun. Très belle aventure .....
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B
juste un mot : OUAH !!! <br /> bx
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J
geant mon fils. jtmm
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