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Amsud2013

Suivez-moi pendant quelques mois en Amérique du Sud!

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Torres del Paine, J3, le calvaire

Effectivement, je vous l'avais dit, rien n'aurait pu m'empêcher de dormir cette nuit. C'est donc en plein forme et en pleine possession de mes moyens que j'attaque cette nouvelle journée. Pliage de la tente et du paquetage, petit déj sur le pouce, et c'est parti. Sous la pluie. Sous une forte pluie. Grâce aux conseils d'une employée du refuge, qui nous avait assuré qu'il ne pleuvrait pas aujourd'hui, nous n'avons pas enfilé nos pantalons water-proof... Merci madame, merci! Au bout d'une demi heure, nous sommes trempés. Heureusement j'avais eu la présence d'esprit de couvrir mon sac de sa couverture étanche. Mais mon pantalon est totalement imbibé. Il est lourd. L'eau commence à ruisseler dans mes chaussures. Il est temps de faire quelque chose. Le temps de trouver un abri, de retirer les pantalons détrempés et d'enfiler les pantalons de pluie, de repartir... et la pluie s'arrête. OK, on reste calme! On profite de l'éclaircie pour avancer le plus possible, s'arrêter manger, et repartir. Ça grimpe, ça grimpe, ça grimpe. Il fait chaud. Et puis... revoilà la pluie. Trempés dedans, trempés dehors. Cette fois, elle ne nous quittera plus jusqu'à l'arrivée au refuge. J'avais prévu de pousser jusqu'au suivant, mais non! J'en peux plus! Six heures de marche, avec le sac à dos, dont 4 sous la pluie, c'est bon pour aujourd'hui! De toute façon avec ce temps, c'est inutile de continuer jusqu'aux Torres, on ne les verra absolument pas. D'ailleurs on devrait déjà les voir, mais non! Programme du reste de la journée : monter la tente, et attendre l'heure du repas bien au chaud à l'abri du refuge. Oui, j'ai craqué, j'ai commandé le dîner! Impossible de cuisiner dans ces conditions, et j'ai besoin de forces!

J'entends derrière moi (on est en direct là, j'écris aujourd'hui l'article d'aujourd'hui pour une fois!) que la météo sera pire demain... OK, programme de demain : retour au camp de base, pour prendre le premier bus pour Puerto Natales. Les Torres ont décidé de rester cachées, OK! Et bah si c'est comme ça, j'm'en vais!

Bon, finalement, avec la chaleur du refuge et le réconfort apporté par un copieux dîner entrée plat dessert, la motivation est revenue : le pote Dirk et moi, on est pas des p'tites caisses! On fixe l'heure du réveil à 4h, pour partir à 4h30 à l'assaut du dernier bout de montagne qui nous sépare des fameuses Torres, et arriver en haut pour le lever du Soleil.

Malheureusement, le réconfort fut de courte durée. En effet, le dîner englouti, l'heure était venue de regagner les tentes et profiter des quelques heures de sommeil qui nous attendaient pour régénérer les muscles des jambes, qui seraient mis à rude épreuve le lendemain. Et là, c'est le drame. La pluie ne s'est pas contentée de nous pourrir la journée, mais a décidé de réduire le maigre confort de nos sommaires habitations à néant! Tout est complètement inondé. L'eau s'est infiltrée par le toit, a ruisselé par en dessous, et a semblé juger le "plancher" de ma tente fort convenable pour y finir sa course et y établir un petit étang. Super.

Par chance, et je ne sais pas par quel miracle, mon sac de couchage a été épargné, ainsi que mon matelas, qui était bien enroulé et à l'abri entre le sac et le couvre-sac. Le sac lui est complètement trempé, ainsi que tout ce qu'il contient. L'eau s'est infiltrée par en dessous. Mes habits semblent avoir passé les dernières heures dans une bassine. Enfin bon, demain c'est le dernier jour, pas de panique. Je dormirai habillé, comme ça je n'aurai pas besoin de me changer demain et je garde mes dernières affaires au sec. J'applique la technique de la couverture de survie. Amis campeurs, ne négligez jamais la couverture de survie! Si vous trouvez que c'est un peu "extrême" comme équipement pour un week-end de camping sur la cote normande, revoyez votre jugement! Ça ne coûte rien, ça ne pèse rien, ça ne prend pas de place, et ça peut vous sauver la nuit! En effet, une couverture de survie, c'est grand (environ 2,50 mètres par 1,50), et c'est parfaitement étanche. De plus, ça conserve votre chaleur corporelle si vous avez vraiment froid.

J'ai donc étendu ma fameuse couverture sur le sol pour m'isoler de la flaque qui s'y était installée, je suis rentré dans mon sac de couchage, puis, tentant d'oublier pour une nuit la notion de confort, je me suis endormi...

Quentin, le 14 février 2013, parc Torres del Paine, camping Los Chilenos

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Torres del Paine, J3, le calvaire
Torres del Paine, J3, le calvaire
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B
Génial, les inconviénients de la météo ne viennent même pas "sape"r le moral des "routards"... ça c'est du costaud..... toutjours d'aussi belles photos pour égayer les aléas de cette méto
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M
Le cheval m'a fait l'effet du "et la, un petit géranium" dans Mission Cléopatre ! T'es courageux copain ! Je file lire le dernier article :p
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M
Holala mon pauvre hijo!!! C est ça l aventure! On peut faire ce treck version quinqua avec vrai lit dans refuge confortable? Parce que vu tes photos, ça doit valoir le coup! Besos
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M
Ok je commence à economiser des demain!
H
Lol oui on peut, mais ca coute une fortune : une nuit en dortoir, ou tu dois apporter ton propre sac de couchage : 26000CH$, soit 50€!!! Donc imagine dans une chambre matrimoniale...!
F
La météo est très forte là-bas dis donc. Merci pour les magnifiques photos et dors bien.
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